Arlésiennes
Mon travail de portraitiste en studio s'est toujours inscrit dans le temps long et la rencontre. C'est d'abord dans mon atelier de la Roquette que cette quête a pris racine, à travers la pratique exigeante du collodion humide. En manipulant la chambre grand format et cette technique minutieuse du XIXe siècle, j’ai appris à fixer le temps, à chercher dans l'immobilité de mes modèles une vérité brute et intemporelle.
Puis, le format a évolué mais la démarche est restée. Lors d'une résidence à la Fondation Ortiz, soutenu par le prêt d’un boîtier moyen format numérique Fujifilm, j'ai exploré une autre facette du portrait à la sortie du confinement. Les visages y dialogues alors avec des objets du quotidien, symboles intimes et partagés de cette époque suspendue.
Aujourd'hui, c'est au cœur de mon lieu, L’Aire d’Arles, que j'ai choisi de renouer avec cette pratique du studio. Idéalement situé entre les Arènes et le Théâtre Antique, ce lieu se trouve sur le passage naturel et vibrant des Arlésiennes en costume.
Nourri par les maîtres de la peinture de la Renaissance, mon regard cherche à capturer la majesté, la posture et la lumière de ces visages. À travers cette série, j'ai voulu rendre un hommage vibrant à ces Arlésiennes, symboles vivants d'une culture locale unique qui traverse les époques sans jamais perdre de sa superbe.

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